"On craint tout d'abord que les nouvelles formes d'expressions ne se superposent, ne s'annulent entre elles; on s'aperçoit vite qu'elles se nourissent l'une l'autre en sucitant le meilleur
ferment :
La curiosité " (André Brincourt)
J'espère pouvoir susciter chez vous, anonymes passant par là... cette curiosité afin d'être lu par vous.... c'est bien le souhait de chaque blogueur.... Bonne visite...Trishia
Humeur matinale.
Le mois de septembre commençait et tout semblait tranquille. La douceur matinale laissait présager une journée chaude et ensoleillée.
L’été n’était pas encore fini qu’il fallait déjà reprendre les cours. Je décidai alors de me lever de bonne heure pour savourer ces derniers instants de vacances, tout en me préparant un petit déjeuner copieux composé d’un jus d’orange, trois petits beurrés et un yaourt.
Je pensai à cette journée, comment allait-elle se passer ? Comme à mon habitude, j’imaginais tout un tas de petits scénarios du plus fantastique au plus catastrophique. Alors pour mieux rêvasser je m’installai donc sur la terrasse. Bien confortablement assise, j’admirai mon jardin. J’avais bien travaillé cet été. J’étais contente de moi, de mes nouvelles plantations, surtout des massifs de fleurs de rocailles que j’avais disposés près de la rivière en contrebas du jardin. Cette rivière si douce à entendre, elle chantait, elle dansait parfois au grès du vent. Les canards y avaient élu domicile comme tous les ans à la même époque. Ils venaient se réfugier avec leurs petits.
Mais cette année, ils pouvaient être sereins, car ma chienne, un magnifique épagneul, n’était plus là, à les regarder d’un œil gourmand. Elle me manquait cette chienne. Elle faisait partie de notre vie. C’était le troisième enfant de la maison. Depuis qu’elle nous avait quittés, un beau jour de mai, plus rien ne tournait rond. L’été avait été triste sans elle. D'ailleurs, le ciel n’avait fait que pleurer et moi aussi. Elle reposait près de cette rivière et c’était pour elle que je m’étais occupée d’embellir le jardin où désormais elle reposait en paix.
J’étais vraiment d’humeur mélancolique ce matin. De quoi avais-je peur ? Je n’arrivais pas mettre des mots sur ce sentiment de peur et de crainte qui ne me quittait pas. Des pensées qui resteront enfermées à jamais dans mon esprit vagabond.
J’avais presque fini mon petit déjeuner, quand une légère brise douce et chaude se leva me faisant tout à coup frissonner. Puis un petit rouge-gorge vint se poser délicatement sur la table. Il se mit à picorer les quelques miettes de pain éparpillées sans se soucier de ce qui l’entourait. Pourtant, mon chat l’observait, assis près de moi, la queue faisant un mouvement circulaire en attendant le bon moment pour bondir sur sa victime ! Voulant préserver la vie de ce petit oiseau, je fis un léger bruit puis… il s’envola avec dans son bec un morceau de pain. Je me mis à le suivre du regard tout en pensant à la liberté. Cette liberté de voler de jardin en jardin, d’arbre en arbre, liberté à laquelle j’aspirai si profondément.
Quand tout à coup…, il se posa sur l’énorme frêne qui avait au moins cent ans d’âge et qui trônait majestueusement au milieu du jardin de mon voisin. IL s’y
reposa un moment, puis reprit son envol. Au même instant, un craquement se fit entendre ! Et là stupéfaite, je regardai d’un air ahuri l’énorme masse tomber à terre ! Dans un énorme fracas ! Le
frêle petit oiseau venait d’abattre avec cet arbre, un siècle d’histoire !
Reproduction interdite. Trishia
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